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"SCOUTISME ET ORTHODOXIE" en pdf









Lord Baden-Powell, fondateur du Scoutisme










NOUVELLES




21ème JAMBOREE SCOUT MONDIALE ET CELEBRATION DU 100ème ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION DU SCOUTISME



Chelmsford - Essex - UK - 27 juillet au 8 août 2007

"UN MONDE - UNE PROMESSE"

Le 21e jamboree mondial à lieu du 27 juillet au 8 août 2007 à Hylands Park, près de Chelmsford (Essex, Royaume-Uni), et fait partie des célébrations entourant le centenaire du scoutisme. Ce site a été sélectionné en raison de la proximité de l'île de Brownsea, où se tint à l'été 1907 le premier camp scout, sous la direction de Robert Baden-Powell, et de Gilwell Park.  Plus de 40 000 scouts de 216 pays sont attendus pour participer à ce jamboree, sans compter de nombreux visiteurs.

Ce jamboree est ouvert à tous les membres de l'Organisation mondiale du mouvement scout âgés de 14 à 17 ans au premier jour du rassemblement. Les membres de l'Association mondiale des Guides et Éclaireuses participent également à ce Jamborée.

Cependant, de nombreux adultes participent aussi à ce jamboree, que ce soit en tant que responsable encadrant les adolescents, ou en tant que membre de l'Équipe Internationale de Service (EIS), chargée de mettre en oeuvre le programme très varié du jamboree ou d'assurer des fonctions telles que médecin ou cuisinier.  Ce Jamborée devrait être l’événement le plus important depuis la fondation du scoutisme en 1907 par Robert Baden-Powell.

Les fédérations du scoutisme belge, à elles seule, ont envoyer plus de 1000 représentants au Royaume-Uni, dont des scouts de tradition orthodoxe. Sa Toute-Sainteté le Patriarche Oecuménique Bartholomée y sera representé par Son Eminence l'Archevêque Grégoire de Thyateire et de Grande Bretagne. Il y officera une Divine Liturgie et y lira le message patriarcal.

Chaque jamboree a un thème, et celui de 2007 a pour thème «Un Monde, Une Promesse». Ce thème a pour but de capter les aspirations et les espoirs des jeunes pour le futur.








SCOUTISME ET ORTHODOXIE

 

Mgr Athénagoras Peckstadt[1],
Evêque de Sinope

 

C’est en tant qu’ancien scout que j’accueille personnellement comme une bénédiction toute particulière la célébration cette année du 100e anniversaire de la naissance d’un grand idéal nommé “scoutisme” ! Voici en effet précisément 100 ans, un 21 juillet, le célèbre général anglais Robert Baden Powell, accompagné d’un petit groupe de jeunes, embarqua pour l’île de Brownsea pour y établir un camp. Comment tout cela allait se dérouler, nul ne le savait, mais ce qui était évident comme le nez au milieu du visage c’est que çà allait être une «méga» aventure pour tous. A l’époque, seuls les militaires et les vagabonds vivaient de telles aventures. C’est dans ce camp fantastique où ils vécurent beaucoup d'aventures tout en apprenant à pister, à donner les premiers soins en cas d’accident, à préparer leur cuisine eux-mêmes et à se retrouver joyeusement autours du feu de camp pour y conter moult récits d’aventure, que le projet de Baden Powell fut amplement testé pour donner le jour au scoutisme.

Voilà comment naquit le plus grand mouvement de jeunesse au monde. On compte aujourd’hui plus de 28 millions de scouts répartis dans 216 pays. On estime qu’en 2007, plus de 500 millions d’hommes et de femmes d’origine et de culture différentes, auront dans le monde entier pris l’engagement de vivre selon les principes et les lois du scoutisme. 

2007 est certes l’occasion de fêter le centenaire de la naissance du scoutisme, mais c’est aussi l’occasion de se tourner vers son futur et de s’interroger sur les formes qu’il pourrait prendre pour se faire encore plus connaître, afin de rencontrer les aspirations d’encore plus de jeunes, de leurs familles et de leurs communautés.

Baden Powell nous a légué un message : un message qui donne un sens à la vie, un message qui témoigne d’un homme qui voulait bâtir une voie qui aideraient les jeunes à vivre ‘heureux’.

 

ORTHODOXIE ET SCOUTISME

La question posée est celle-ci : qu’est-ce que l’Eglise orthodoxe et le scoutisme ont en commun? Pour moi, ce qui est sûr c’est qu’il furent ensemble un fil rouge dans mon développement personnel : l’Orthodoxie pour ce qui concerne l’aspiration spirituelle et le scoutisme pour ce qui concerne l’aspiration sociale. Tous deux visent à aider l’homme à s’intégrer dans une communauté vivante et à l’initier aux ‘choses divines’.

Je me réjouis tout particulièrement de l’existence depuis 10 ans d’une association mondiale des scouts orthodoxes, créée en 1997 lors d’une rencontre organisée au Monastère de Penteli, près d’Athènes. Desmos – telle se nomme cette association – ce qui signifie ‘lien’, a pour but de promouvoir le scoutisme auprès des chrétiens orthodoxes, d’être un lien entre eux dans le monde entier, et de souligner la signification de leur devoir envers Dieu en tant que fondement du mouvement scout. Desmos se veut une plateforme de communication et d’échange pour toutes les associations qui comprennent des scouts orthodoxes. Les scouts orthodoxes ne se trouvent pas seulement en Grèce, à Chypre, en Egypte, en Palestine, au Liban, en Syrie, mais renaît dans des pays traditionnellement orthodoxes des Balkans et en Russie qui furent si longtemps sous le joug du communisme, et au sein de la diaspora orthodoxe.

 

L’ÉGLISE ORTHODOXE

Qu’est-ce que l’Eglise orthodoxe? Où la situe-t-on? En fait, l’Eglise orthodoxe est l’une des trois formes principales de la chrétienté historique, aux côtes du Catholicisme romain et de la Réforme. Elle constitue une unité spirituelle, homogène et indicible ; elle est avant tout "vie". Nous pouvons dire avec Boulgakov que : "l’Eglise orthodoxe est l’Eglise du Christ sur la terre. L’Eglise du Christ n’est pas une institution : c’est une vie nouvelle avec le Christ et en Christ, sous la guidance du Saint Esprit". L’Eglise orthodoxe est constituée d’un ensemble d’Eglises locales, patriarcales et autocéphales, sur lequel le Patriarcat Œcuménique de Constantinople exerce un primat d’honneur. On compte dans le monde environ 300 millions de chrétiens orthodoxes. Depuis le 20e siècle, l’Eglise orthodoxe œuvre à l’unité des chrétiens et mènent le dialogue tant avec les autres dénominations chrétiennes qu’avec le judaïsme et l’islam.

Le développement de l’enseignement orthodoxe est inhérent à sa pratique. Lorsque l’on parle d’orthodoxie, on parle en fait souvent d’orthopraxie. Car de fait, l’Orthodoxie est vie et attitude, par excellence dans la vie sacramentelle de l’Eglise, à travers les grands mystères ou les sacrements, comme le baptême, la chrismation, l’eucharistie et les autres sacrements que connaît l’Eglise Orthodoxe. Que cela soit essentiel, là aussi convergent scoutisme et Orthodoxie. Tant dans l’Orthodoxie que dans le scoutisme, nous sommes appelés à croître dans un lien d’amour ‘agapè’, faute de quoi je crains que nous ne pouvons nous réaliser. Nous sommes appelés chaque jour de notre vie à former une communauté de vie relationnelle inconditionnelle : non pas à réaliser l’orthodoxie, mais à réaliser l’orthopraxie.

 

LE MESSAGE RELIGIEUX DU SCOUTISME

Dans son remarquable ouvrage “La route du succès”, qu’il écrivit pour les scouts, Baden Powell met l’accent sur trois points :

Fais avancer toi-même ton propre canoë’. Par ces mots, Baden Powell nous rappelle que chacun a à vivre sa propre vie et à travailler à son propre bonheur. Le scoutisme, c’est ce mouvement de jeunes où on apprend à se connaître soi-même, à se former soi-même, parfois à contre-courant des slogans en vogue. Par cet apprentissage de soi-même, on acquiert les vertus de la vie, qui sont également les idéaux de la chrétienté : la patience, la tolérance, la sobriété, l’amour, l’honnêteté et la serviabilité.

N’oublie pas ta bonne action’. S’il y a bien une chose qui caractérise le scoutisme, c’est bien cette disponibilité gratuite à aider autrui, sans se soucier de la moindre récompense, ni même d’être simplement remercié. Ce deuxième point se focalise sur notre prochain, connu ou inconnu.

Mets ta confiance en Dieu’. Le troisième point est un message proprement chrétien qui concerne la relation entre l’homme et Dieu. Baden Powell souligne dans l’ouvrage précité : “si tu désires vraiment trouver ton chemin vers la prospérité, c’est-à-dire vers le bonheur dans la vie, tu dois non seulement veiller à ne pas te laisser entraîner par les sirènes de toutes sortes, mais tu dois aussi donner à ta vie une base religieuse. Il ne s’agit pas seulement d’aller à l’Eglise et de se consacrer à l’étude du christianisme. Beaucoup de gens sont religieux presque sans le savoir ou avoir fait des études, car être religieux c’est avant tout reconnaître qui est Dieu, et réaliser au mieux le potentiel de la vie que Dieu nous a donné. C’est faire du spirituel et du prochain une priorité de sa vie. La foi chrétienne n’est pas un adjuvant que l’on s’offre uniquement les dimanches. C’est une mission, le fil rouge dans notre vie”.

Baden Powell soulignait dans tous ses ouvrages cette relation entre l’homme et Dieu, qui constitue également le cœur de la vie spirituelle de tout chrétien orthodoxe, rendre grâce à Dieu chaque jour qu’Il nous donne ; Lui demander chaque jour de nous bénir dans toutes les entreprises qu’Il nous confiera ; pour chaque rencontre que nous ferons ; Lui demander de bénir tous ceux qui nous aiment et tous ceux qui nous haïssent ; tous ceux qui le connaissent et tous ceux qui ne le connaissent pas encore ; tous ceux qui sont dans le besoin.

Le grand défi dans la société sécularisée d’aujourd'hui, n’est aps celui de l’athéisme, mais celui de l’indifférence. En tant que chrétiens, nous sommes appelés à manifester en toute clarté à tous ceux qui sont en recherche que dans la vie il y a ‘quelque chose’ à découvrir, un ‘quelque chose’ qui nous est offert gratuitement, un ‘quelque chose’ qui peut changer notre vie. Ce ‘quelque chose’ est la présence de ce Dieu d’amour. Le lieu de la découverte et de la rencontre de Dieu, c’est le cœur, l’homme intérieur. Le cœur de l’homme est le seul endroit où la vraie liberté prend du sens, où l’amour envers Lui et envers le prochain peut grandir. Nous sommes appelés à faire réfléchir sur le sens de la vie. Faire réfléchir sur ce sens c’est faire ressentir à celui qui est en recherche la chaleur de la foi comme bénédiction de la vie. C’est de cette bénédiction que notre société a le plus besoin. Comme les scouts, nous, chrétiens, sommes aussi appelés à jouer un rôle positif et constructif dans la vie sociale. Nous sommes appelés à travailler à un ‘partnership’ prophétique dans la ligne de l’Evangile. Nous sommes appelés à témoigner du sens de la vie, à rayonner l’espoir de la résurrection et à être des miroirs de la lumière divine.

 

LA ROUTE DU SUCCES

On ne peut nier que tout un chacun aspire au bonheur dans sa vie. En particulier les jeunes, qui désire faire de leur vie une réussite. Dans son livre “La route du succès”, Baden Powell s’interroge sue ce qu’est le bonheur. Selon lui, le seul moyen de vivre une vie de bonheur c’est de vouloir faire quelque chose de sa vie, d’essayer de servir un idéal sans impatience ni égoïsme et de s’attendre à devoir faire des choix sur cette voie.

Dieu nous a donné le monde, avec toute sa beauté et son soleil afin que nous en jouissions. Les nuages ne servent qu’à mettre plus en relief les endroits où il brille.

Baden Powell dit ailleurs : “Ne demande pas à Dieu de te rendre heureux, demande-Lui plutôt de te rendre suffisamment utile et alors je suis certain que le bonheur viendra de lui-même. Le chemin le plus court vers le bonheur c’est de rendre autrui heureux. Lorsque nous ne pouvons pas rendre autrui heureux, nous pouvons tout de même lui venir en aide”[2].

QUE PEUT APPORTER LE SCOUTISME A L’ÉGLISE ?

Dans le scoutisme, Baden Powell a toujours accordé beaucoup d’attention à la ‘croissance chrétienne’. C’est une mission permanente... un renouvellement ininterrompu. Dans des situations toujours changeantes, nous devons chaque fois, en tant que chrétiens, réaliser l’Evangile, le faire ‘avoir lieu’. En nous et par nous, l’Evangile doit devenir quelqu’un. Il n’en va pas autrement dans l’Orthodoxie. Nous sommes appelés à la déification de notre propre personne. Nous sommes appelés à notre transfiguration personnelle, à celle du monde et de la Création tout entière de Dieu. 

Le scoutisme propose des buts qu’il partage en commun avec l’Eglise Orthodoxe. Bien qu’aujourd’hui, le scoutisme ne soit plus exclusivement chrétien[3], il encourage de fait à mener une vie plus chrétienne en formant la personne et le caractère. Le motto “toujours prêt” ne se rapporte pas exclusivement aux plans du corps et du mental, mais tout autant aux plans du spirituel et du moral. De fait, le scoutisme travaille à tous niveaux main dans la main avec l’Eglise. Il existe souvent une relation entre des groupes scouts et des paroisses, afin d’assurer aux jeunes un contact étroit avec l’Eglise et ses diverses activités de formation, de catéchèse et de vie liturgique. Le scoutisme forme les garçons et les filles au service de Dieu et du prochain. Le scoutisme ne forme donc pas seulement les jeunes à devenir les citoyens de demains, mais aussi à devenir participants et guides dans la foi. Les exemples sont nombreux de scouts qui participent activement à la célébration des services liturgiques et aà tous les aspects de la vie paroissiale. Bien des scouts ont été appelés à servir l’Eglise comme diacres, comme prêtres et comme évêques. On a même vus d’anciens scouts devenir patriarches et primats orthodoxes.

 

DIVERSITE ET UNIVERSALITÉ

Par le jeu et par l’aventure, le scoutisme offre aux garçons et aux filles un lieu où ils peuvent grandir et se développer ensemble, à devenir des hommes et des femmes sportifs, créatifs et socialement engagés. Un lieu où on leur donner la chance de se former une vision et une attitude en propre, à s’engager en ce sens et à tenir compte d’autrui. A partir de leur expérience et de leur réalité, les jeunes y apprennent à voir et à ressentir ce que peuvent signifier justice et bonheur.

Si le scoutisme est un idéal et une famille, il connaît cependant de nombreuses traditions, tant religieuses que philosophiques, à l’image de la société pluraliste où toutes les traditions trouvent leur place. Comme l’Orthodoxie, le Scoutisme est universel et répandu sur toute la terre. Chacun est appelé au même idéal. A cet égard, on peut remarquer l’uniforme. L’uniforme manifeste qu’un scout fait partie de ce groupe de scouts où religion, origine, statut et politique n’ont pas d’importance. Que vous soyez riche ou pauvre, le scoutisme n’en a cure. Vous êtes tous d’égale valeur et ne vous différenciez que par ce que vous voulez accomplir pour vous-même...

Comme l’Orthodoxie, le scoutisme nous offre l’expérience du miracle de l’unité et de l’union. Les frontières et les différences de langue, de race, de nation, de culture, etc…, sont dépassées. Nous sommes tous unis ! Un en Christ ! Un dans un idéal de vie ! Tous frères et sœurs.

 

VIVRE DANS LA NATURE ET LE SENS DE LA PRÉSERVATION DE LA CRÉATION

La société moderne nous a éloigné des choses simples et élémentaires. En vivant au grand air, le scout reprend contact avec la nature. Il apprend que l’eau ne coule pas seulement des robinets, que la chaleur ne provient pas seulement des radiateurs et que la lumière, la musique et le théâtre ne naissent pas seulement d’un bouton à tourner. Préparer sa popote, allumer le feu, demeurer au sec sous sa tente, trouver son chemin dans un environnement étranger, c’est apprendre à se connaître soi-même, s’amuser et avoir confiance en soi. C’est aussi apprendre à évaluer les risques, à être créatif et à improviser avec de menus moyens, faire confiance et se soucier de ses compagnons de patrouille.

Baden Powell nous apprend à redécouvrir Dieu dans ce qu’il appelle “le grand livre de la nature”, dans la Création de Dieu ! Il nous apprend à avoir du respect pour l’environnement. Inutile de rappeler ici à quel point notre monde est aujourd’hui préoccupé par l’environnement. Dans leur message adressé en 1992, les primats orthodoxes réunis à Istanbul mettaient en exergue les dangers pour la survie du milieu naturel : “l’utilisation insouciante et égoïste de la création matérielle par l’homme, avec l’aide de la science et de la technologie, est arrivée au point où l’environnement naturel a déjà subi des dommages irréparables. L’Eglise Orthodoxe ne peut rester passive face à cette destruction et invite tous les orthodoxes à consacrer le 1er septembre de chaque année, jour du nouvel an de la vie ecclésiale, à la prière et à l’imploration pour la conservation de la création divine et pour l’adoption d’une attitude vis-à-vis de la nature comprise dans l’Eucharistie et dans la tradition ascétique de l’Eglise ”.

 

 SCOUT UN JOUR, SCOUT TOUJOURS

Le scoutisme est un jeu adapté à la jeunesse et à la société, un jeu qui vit avec son temps. Il est logique que le jeu de piste de jadis soit différent du scoutisme d’aujourd’hui. Le scoutisme est un chemin, un chemin de vie, tout comme notre « être-chrétien » est un chemin, un chemin de vie. Un chemin vers la déification. En union continuelle avec Dieu, L’homme n’a plus à craindre. Le mystère de cette vie en union avec Dieu est caché dans la rencontre de deux libertés : celle de Dieu et celle de l’homme. Dans cette rencontre continuée, nous avançons vers la déification de notre existence, ce qui constitue l’appel adressé à chaque homme et son programme de vie.



[1] Mgr Athénagoras Peckstadt est Evêque de Sinope et auxiliaire du Métropolite de Belgique (Patriarcat Œcuménique de Constantinople) et ancien scout et chef-scout.

[2] Baden Powell, R., Adventuring to Manhood, Londres, 1936, P. 177.

[3] Il existe bien entendu des groupes scouts qui sont exclusivement chrétiens, mêmes orthodoxes. Il existe également des groupes qui suivent d’autres orientations, et d’autres encore qui sont pluralistes et où chacun peut se retrouver.




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